MONTRÉAL – Le nouvel archevêque de Montréal, Christian Lépine, a rencontré les médias, mercredi, en compagnie de celui dont il prend la relève, le cardinal Jean-Claude Turcotte, qui prend sa retraite à l’âge de 75 ans.
D’entrée de jeu, il est apparu que ce changement de garde se traduira par un changement de style et un alignement plus clair sur la doctrine conservatrice avancée par le pape Benoît XVI.
Contrairement à l’approche populiste du cardinal Turcotte, Mgr Lépine est davantage axé sur l’approche intellectuelle et la théologie. Il se définit lui-même comme un apôtre de la chasteté et de la virginité avant le mariage.
D’une prudence extrême, il a toutefois évité les déclarations à l’emporte-pièce lors de sa conférence de presse, se référant constamment aux enseignements de Jésus-Christ par la voie de l’Évangile, en se réclamant du coup de l’approche de son prédécesseur.
«Quand les problèmes sont complexes et qu’on ne sait plus trop à quelle priorité accorder le plus d’attention, allez à l’essentiel, a dit l’archevêque. Et l’essentiel qu’il (le cardinal Turcotte) nous communiquait par le fait même dans le même souffle, c’est Jésus Christ, c’est de connaître Jésus Christ, c’est de découvrir Jésus Christ, c’est de vivre la vie de Jésus Christ.»
Il dit baser sa démarche sur le respect de la personne et privilégier le dialogue plutôt que la confrontation, dialogue qu’il cherche à initier par l’écoute.
«Quand quelqu’un a une valeur ou une opinion, que ce soit en faveur de l’avortement ou de l’euthanasie, ce à quoi je ne suis pas prêt à me rallier si on veut, j’ai besoin de savoir pourquoi quelqu’un en est venu à penser comme ça. Parce que je ne peux pas vraiment lui parler encore si je ne sais pas ce qui a amené quelqu’un à être en faveur d’une certaine optique», a-t-il expliqué.
Sa philosophie conservatrice ne fait toutefois aucun doute. Par exemple, il n’est pas en faveur de permettre la communion à des personnes divorcées si elles se trouvent dans un nouveau couple.
«Si elles sont divorcées sans être engagées dans une autre relation, elles sont prêtes à communier parce qu’elles sont dans la fidélité à leur mariage. Si elles ont repris une autre relation — ça peut être compréhensible — l’idée c’est de dire à quelqu’un: je t’invite à prier mais je ne pense pas que tu sois prête à communier.»
Pour sa part, le cardinal Turcotte n’a pas caché son soulagement de céder des responsabilités qui commençaient à lui peser en raison de son âge et de son état de santé. Il a assuré son successeur de son soutien tout en lui promettant de ne pas se transformer en gérant d’estrade.
«J’ai besoin de réfléchir davantage, de prier davantage, et puis de rendre des services selon mes capacités, a indiqué le nouveau retraité. Bien sûr que je ne jouerai pas à la belle-mère! La belle-mère comme le font certaines (organisations) syndicales ou politiques, je n’ai aucune intention de jouer de ce côté-là. Je vais mettre la pédale douce du côté des médias.»
Mgr Turcotte a fait part de son intention de prendre le temps de se recueillir, de se reposer, et de faire un certain rattrapage sur les séries télévisées qu’il avait aimées sans avoir le temps de les regarder.
Invité à faire le bilan de ses 22 années à la tête de l’archidiocèse de Montréal, le cardinal Turcotte s’est dit fier d’avoir vu naître un militantisme solide au sein de sa congrégation dans une société où la religion catholique était en déclin.
«Ce dont je suis fier c’est qu’aujourd’hui, il y a peut-être moins de monde mais on a des gens convaincus. Il y a eu un changement global. À l’époque, quelqu’un qui n’allait pas à la messe était montré du doigt par les autres. Aujourd’hui c’est quand tu vas à la messe que t’es montré du doigt. Pour moi, ce n’est pas si mauvais que ça.»
Pour sa part, Mgr Lépine s’est dit tout à fait à l’aise à oeuvrer dans une société laïcisée, en autant que l’on ne dépasse pas les bornes.
«Quand une religion est une religion d’État, il n’y a plus de liberté de religion. Le fait qu’il y ait une distinction entre l’État et l’Église, qu’il y ait une distinction entre la sécularité et la religion ou la foi, je pense que c’est une bonne chose (en ce sens que) ça donne une liberté à la religion. Par contre, si la sécularité devient la fermeture de la religion, si la sécularité devient le refoulement du religieux, là je trouve qu’on est revenu à la case départ», a-t-il dit.
La première québécoise avait lieu aux Rendez-Vous du Cinéma Québécois mercredi dernier (22) et sera diffusée en ‘version télé’ (43 minutes en moins) ce mardi 28 février à 20h00 sur les ondes de RDI. On l’ajoute à la liste ‘Patrimoine & Identité culturelle‘.
‘Depuis longtemps, les églises du Québec se vident. Depuis peu, nos temples ferment, sont démolis ou sont vendus au plus offrant. Mais aujourd’hui, de simples citoyens s’unissent pour tenter de sauver leur église. Même si la plupart d’entre eux ont déserté la messe, tourné le dos au dieu catholique, ils ont compris l’importance d’assurer la pérennité de ce qui représente encore un repère historique, culturel et surtout identitaire …
C’est ce qu’ont fait les habitants de St-Camille, un petit village des Cantons-de-l’Est. Avant de voir leur église fermée par leur diocèse, ils ont entrepris de la transformer en espace communautaire, ouvert à toutes les générations. En partant avec Delphis et Monique Duhamel, qui photographient les églises du Québec, suivez les péripéties des citoyens de St-Camille dans leur projet de transformation. Alors que quelques irréductibles résistent pour conserver leur temple tel quel, de nouveaux arrivants et quelques natifs du village, athées ou croyants, jeunes ou vieux, progressent pour arriver au bout de leur peine : redonner vie à leur église.’
Coup de pub des paroisses de l’Église catholique de Québec (…) suite à la forte médiatisation des réactions à la censure de la finale du fameux Hymne à L’amour d’Édith Piaf dans une école de Sorel (ici et ici). Les publicités se retrouvent dans les pages 13 de le Soleil et 18 de Le Journal de Québec du vendredi 17 février 2012.
Un communiqué accompagne la diffusion de la publicité.
CITÉ DU VATICAN — Le pape Benoît XVI a plaidé pour «un profond renouveau de l’Église» le 6 février dernier à Rome, à l’ouverture d’un symposium sans précédent organisé par l’Église catholique pour éviter les scandales pédophiles qui l’ont entachée ces dernières années.
«Soulager les victimes doit être de la plus haute importance pour la communauté chrétienne et doit aller de pair avec un profond renouveau de l’Église à tous les niveaux», a affirmé le pape à l’ouverture de cette rencontre à laquelle ont participé des délégués de 110 conférences épiscopales et les supérieurs de 33 ordres religieux.
Près de dix ans après l’éclatement du scandale aux États-Unis, suivi de révélations en chaîne, de l’Europe à l’Australie, ces assises, pour une grande part à huis clos, ont pour thème «Vers la guérison et le renouvellement». Elles veulent assurer à l’avenir la «protection des enfants», mais aussi des «adultes vulnérables».
Alors qu’un des reproches faits à l’Église est d’avoir dans le passé protégé les coupables sans écouter les jeunes blessés, les participants ont reçu la consigne de rencontrer en privé des victimes avant d’aller à Rome. «C’est une responsabilité majeure que de pouvoir regarder cette plaie béante dans l’Église, les yeux ouverts», a déclaré hier à Radio Vatican le recteur de l’Université grégorienne où se tient le symposium, le Français François-Xavier Dumortier.
Ce colloque ne vise pas à «un effet de visibilité», a-t-il affirmé en réponse à ceux qui y voient une opération de relations publiques.
D’anciennes victimes ont vivement critiqué hier ce symposium géant qu’elles jugent inutile et organisé pour sauver la face de l’Église. Caramella Buona, une association italienne d’aide aux victimes, s’est plainte de n’avoir pu accréditer deux de ses membres.
Pour Sue Cox, coordinatrice de «Survivors Voice», une coalition de victimes en Europe et aux États-Unis, «ils n’invitent pas ceux qui ne sont pas de leur côté». «C’est juste du théâtre, cela ne sert à rien», selon Mme Cox qui souhaiterait que l’Église soit «ouverte à une enquête par une autorité indépendante».
Pour sa part, la seule victime invitée à ce colloque, Marie Collins, a expliqué qu’elle y voyait «un tournant» positif, un «pas dans la bonne direction». «Ce symposium semble marquer un changement d’époque, d’attitude de l’Église. Un événement extrêmement important pour chacun, pour l’Église, pour les survivants et pour l’avenir», a dit à l’AFP cette Irlandaise violée à l’âge de 13 ans par un prêtre dans un hôpital de Dublin.
«J’espère qu’il y aura la reconnaissance [par les évêques] que beaucoup de choses ont mal fonctionné dans le passé», a ajouté Mme Collins qui a joué un rôle essentiel dans la dénonciation des abus dans son Église en Irlande et rappelle que «les coupables ont été laissés libres».
Pour le jésuite et psychothérapeute Hans Zollner, organisateur du symposium, l’Église entend «assumer la responsabilité pour le mal commis».
Les réponses des victimes sont diverses: pour certaines, «trop blessées, le chapitre Église est clos». D’autres «désirent aider pour que cela ne se répète pas», observe-t-il à Radio Vatican.
L’évêque Marc Ouellet
Quarante rapporteurs prendront la parole sur toutes les dimensions du problème, de l’influence de la pornographie sur Internet à la formation des prêtres. Des évêques «qui ont agi courageusement en défense des victimes» aux Philippines, États-Unis, Mexique, Brésil, Allemagne et Afrique du Sud témoigneront, selon les organisateurs du symposium.
Une des difficultés est, en raison de différences culturelles, de faire prendre conscience aux Églises en Asie ou en Afrique de la dimension du problème dans leur société.
D’autres institutions et communautés doivent aussi prendre la mesure de l’étendue des abus chez eux, l’Église pouvant même «devenir leader dans la protection des mineurs», selon le père Zollner.
Le président de la Congrégation pour les évêques, le Canadien Marc Ouellet, présidera aujourd’hui en l’église Sainte-Ignace une veillée pénitentielle où des responsables de l’Église «demanderont pardon» aux milliers de victimes.
Au titre des mesures concrètes, un centre d’enseignement par internet, largement financé par des institutions catholiques allemandes, sera lancé pour permettre à tous les religieux dans le monde de se familiariser avec les meilleures pratiques. Il aura des relais au Ghana, au Kenya, en Argentine, en Équateur, en Inde, en Indonésie, en Allemagne et en Italie.
OTTAWA — Condamné à 15 mois d’emprisonnement et à une probation de deux ans pour possession de pornographie juvénile, l’ex-évêque catholique Raymond Lahey est sorti de prison aussitôt sa peine prononcée hier au palais de justice d’Ottawa.
Comme le juge Kent Kirkland a accepté de compter en double les huit mois déjà passés derrière les barreaux, la peine de prison de l’ancien évêque de 71 ans est donc purgée, et il a entamé sa période de probation. L’ancien évêque du diocèse d’Antigonish, en Nouvelle-Écosse, ne s’est pas adressé à la horde de journalistes qui l’attendaient à sa sortie du palais de justice hier.
Le juge lui a toutefois imposé de sévères conditions de probation. Il devra notamment fournir un échantillon d’ADN et s’inscrire au registre des délinquants sexuels. Il devra aussi se soumettre à une fouille de ses ordinateurs lorsque la police le décidera. M. Lahey devra aussi se tenir loin des piscines, des garderies et des écoles.
«La tâche la plus difficile pour un juge lorsque l’on tente de déterminer une peine appropriée, c’est de trouver l’équilibre entre les valeurs fondamentales [...] tout en prenant en compte la nature de l’accusé, a expliqué le juge Kirkland. Cette tâche est particulièrement exigeante dans ce cas-ci. D’un côté, l’exploitation sexuelle des enfants est un crime qui commande des représailles sévères. De l’autre côté, les circonstances personnelles de l’accusé, qui a assumé la responsabilité de ses actes répréhensibles, réduisent l’urgence d’une incarcération.»
Lahey avait plaidé coupable en mai dernier à une accusation d’importation de matériel de pornographie juvénile. Le septuagénaire avait alors décidé d’être emprisonné avant même que le juge ne décide de la peine. Il avait été épinglé à l’aéroport d’Ottawa. Des douaniers avaient découvert des milliers d’images sur son ordinateur portable et sur un appareil électronique de poche. Parmi les 155 000 images découvertes, 588 photographies et 63 vidéos montraient de jeunes garçons se livrant à divers actes sexuels, dont certains étaient torturés ou ligotés.
La Couronne a révélé à la cour que la collection de photos pornographiques de Lahey comprenait notamment des clichés montrant de jeunes garçons portant des crucifix et des chapelets en train d’accomplir des actes sexuels, et celle d’un homme déguisé en moine qui donnait la fessée à un garçon. En cour, un psychiatre a expliqué que Lahey n’est pas un pédophile.
Le procureur de la Couronne, David Elhadad, a estimé que la décision envoie le message que des peines sévères attendent ceux qui commettent des crimes liés à la pornographie juvénile.
Si l’économie est fort susceptible de rester la priorité du cabinet Harper, 2012 sera peut-être aussi à Ottawa une année de la religion. Le Bureau de la liberté de religion promis avant l’élection du 2 mai n’était pas qu’une manœuvre pour se gagner les suffrages de minorités religieuses. Un tel service, apprend-on de la Presse canadienne, doit être officiellement annoncé bientôt. Les préparatifs laissent croire, toutefois, que l’initiative est encore loin d’apporter «la paix», même au Canada, «aux hommes de bonne volonté».
Jason Kenney, ministre fédéral de l’Immigration, a confié au Globe and Mail que l’assassinat de Shahbaz Bhatti, seul membre catholique du cabinet du Pakistan, avait déterminé Stephen Harper à faire du Canada un promoteur de la liberté de religion. Peu de semaines auparavant, lors d’une visite à Ottawa, Bhatti avait décliné une offre d’asile, tout en sachant que ses jours étaient comptés là-bas. L’homme voulait y faire abolir la loi sur le «blasphème».
Le Pakistan n’est pas le seul pays où des minorités religieuses sont persécutées. Selon une étude du Pew Forum on Religion and Public Life, une maison réputée des États-Unis, les chrétiens sont victimes de harcèlement de la part des autorités ou de la société dans 130 pays; c’est le cas des musulmans dans 117 pays; et aussi des juifs dans 75. Ces dernières années, le tiers des habitants de la planète ont vu reculer leur liberté religieuse. La tendance est même à de plus graves restrictions et à une dangereuse polarisation.
Le Canada donne l’image d’un pays pluraliste et respectueux des droits. Pourtant, la consultation que John Baird, ministre des Affaires étrangères, a tenue à Ottawa le 3 octobre aura laissé à l’écart d’importantes minorités et fait fi du droit des citoyens de savoir ce que pensent ces experts et chefs religieux alors invités par le ministère. Que des personnalités religieuses aient accepté une discussion à huis clos excluant, par surcroît, d’autres minorités ne témoignait pas, non plus, d’une grande ouverture.
D’après les quotidiens de la chaîne Postmedia News, non seulement cette rencontre aura été dominée par des représentants de confessions judéo-chrétiennes, mais surtout, si quelques minorités musulmanes étaient présentes, chiites et sunnites ne l’étaient pas ni, non plus, les sikhs, les hindous et les bouddhistes. «Si vous ne tenez pas compte de vos propres minorités chez vous, qu’allez-vous essayer de promouvoir dans le monde?», se demande Wahida Valiante, présidente du Congrès islamique canadien.
Le cabinet Harper aura fort à faire pour dissiper l’impression qu’il favorise les minorités qu’il convoite, mais aussi quelques confessions judéo-chrétiennes. Seul un bureau totalement «transparent», lui ont dit ses propres experts, et, pourrait-on ajouter, plus représentatif, convaincra le public d’ici qu’on ne s’en servira pas à des fins politiques. Et, après la crise à Droits et démocratie, comment ne pas s’inquiéter également du noyautage pratiqué par quelque lobby ethnoculturel?
Pour l’heure, soulignent des critiques, le Canada s’est élevé contre le sort fait aux coptes en Égypte, mais il n’a guère protesté dans le cas des musulmans chiites en Arabie saoudite. Certaines minorités, ajoutent d’autres observateurs, crient à la persécution, mais elles-mêmes tiennent encore un discours qui bafoue les droits d’autres minorités. À quand un bureau contre ces religions qui vouent les gens d’orientation sexuelle — ou même religieuse — différente à l’exclusion sociale, voire à la peine de mort?
Ottawa n’a pas encore précisé si cette promotion de la liberté de religion sera confiée en même temps à un ambassadeur attitré. Quelle que soit la formule retenue, l’expérience des États-Unis en ce domaine confirme qu’il n’est pas facile pour un gouvernement, quel qu’il soit, de se faire le gendarme de la liberté de religion. Ou bien, en effet, une agence qu’il crée en sera indépendante et risque de n’avoir guère de poids. Ou bien elle jouit de l’appui de son gouvernement, mais alors elle n’en est plus indépendante.
Dans le cas du Canada, le gouvernement a déjà fait savoir que le bureau en question pourra compter sur le ministère des Affaires étrangères, dont il sera un service, mais aussi sur le ministère de l’Immigration ainsi que sur l’Agence canadienne du développement international (ACDI). L’un va faciliter l’accueil des gens persécutés à cause de leur religion. L’autre va contribuer à des projets de promotion de la liberté religieuse. Or comment cela pourrait-il se faire sans d’abord un profond nettoyage au ministère de l’Immigration et à l’ACDI?
Au ministère de l’Immigration, bon nombre des demi-juges qui tranchent les cas de refuge ont longtemps fait preuve d’inculture politique. Le ministère a entrepris — officiellement pour s’assurer de leur compétence — de les soumettre à un examen, auquel plusieurs ont échoué. Sont-ils victimes de leur propre nomination partisane? De l’ineptie du ministère? Peu importe. Si ces arbitres peinaient à comprendre une persécution politique, on les voit mal trancher des cas de persécution religieuse.
À l’ACDI, on a longtemps subventionné Haïti, par exemple, avec des résultats souvent lamentables, qu’on déplorait déjà au temps des gouvernements libéraux. Sous les conservateurs, les droits de l’homme — et de la femme — furent davantage à l’honneur. Mieux encore, les entreprises canadiennes ont creusé des puits en Afrique. Ainsi, SNC-Lavalin, ce fleuron du génie humanitaire, a bâti en Libye un pénitencier dernier cri où étaient rééduqués les ennemis du président Kadhafi.
Bref, les religieux canadiens et les politiciens conservateurs qui veulent défendre la liberté de religion dans le monde seraient bien avisés de vérifier aussi quelle liberté ils pratiquent eux-mêmes au Canada.
LA HAYE, PAYS-BAS -«Plusieurs dizaines de milliers de mineurs» ont été abusés sexuellement au sein de l’Église catholique des Pays-Bas entre 1945 et 2010, et 800 auteurs présumés ont pu être identifiés, selon une commission d’enquête indépendante qui a publié vendredi des chiffres d’une ampleur inédite.
«Au total, c’est un chiffre absolument énorme», a déclaré l’ancien ministre de l’Éducation Wim Deetman, lors de la publication du rapport de la commission dont il est le président, admettant toutefois qu’il s’agissait-là d’une estimation: «le chiffre exact ne peut être calculé».
«L’Église catholique néerlandaise savait ce qui se passait et a tenté de résoudre le problème, mais cela n’a pas fonctionné», a affirmé M. Deetman, au cours d’une conférence de presse à La Haye, précisant que les abus sexuels allaient de «légers contacts physiques» à la «pénétration».
Se basant sur les archives d’institutions catholiques, il a assuré que le problème des abus sexuels était «à l’agenda des réunions épiscopales» depuis les années quarante.
Après plusieurs révélations dans la presse de cas d’abus sexuels présumés, la conférence épiscopale néerlandaise et la conférence des instituts religieux néerlandais avaient annoncé le 9 mars 2010 vouloir une enquête «large, externe et indépendante».
Composée de six personnes, dont des professeurs d’université, un ancien juge et une psychologue, la commission avait ouvert son enquête le 24 août 2010 sur des abus commis sur des enfants par des membres de l’Église catholique durant la période «de 1945 à nos jours».
Les estimations concernant le nombre de victimes ont été notamment effectuées grâce à une enquête menée auprès de plus de 34 000 Néerlandais de 40 ans et plus, représentatifs de la société néerlandaise.
Sur la base de près de 1800 signalements, quelque 800 auteurs présumés d’abus sexuels au sein de l’Église catholique néerlandaise, principalement des prêtres et religieux, mais également des laïcs, ont été identifiés. Au moins 105 d’entre eux sont encore en vie, selon la commission.
«Il y en a plus que 800, c’est sûr, mais nous n’avons pas pu retracer les autres», a souligné l’ancien ministre, soutenant que la question d’éventuelles poursuites judiciaires, pour des faits souvent prescrits, «appartient au parquet».
La commission explique la passivité des autorités religieuses notamment par le «tabou» que représentait la sexualité dans la société jusque dans les années soixante ainsi par une structure administrative et une culture «fermées» au sein de l’Église catholique.
«Et puis, les gens ne pouvaient tout simplement pas croire qu’un religieux puisse faire cela», a relevé M. Deetman.
Les risques d’abus sexuels étaient «deux fois plus élevés» pour les mineurs en internat que pour les autres, a précisé le président de la commission d’enquête, soulignant toutefois que ce problème existait également dans les internats non catholiques.
Une commission chargée de conseiller l’Église catholique néerlandaise sur l’indemnisation des victimes avait préconisé le 20 juin de dédommager celles-ci en fonction de la gravité des abus, jusqu’à 100 000 euros (135 000 $).
«On ne peut pas dire qu’il y ait un lien direct entre le célibat (des prêtres, NDLR) et les abus sexuels», a par ailleurs estimé l’ancien ministre, assurant toutefois dans le rapport que le célibat comportait un «risque» et entraînait «un besoin de sexualité».
L’Église catholique est secouée depuis plusieurs années par une série de scandales liés à la pédophilie, notamment en Autriche, Belgique, Irlande, Allemagne et aux États unis.
En 2004 par exemple, une enquête criminelle avait établi à 4400 le nombre de prêtres pédophiles aux États-Unis entre 1950 et 2002 et à 11 000 celui d’enfants victimes.
Après des demandes répétées de la communauté musulmane pour avoir son propre symbole religieux devant l’Hôtel de Ville de Mont-Royal pendant les Fêtes, le conseil municipal a tranché: aucun symbole religieux ne sera toléré. Exit la crèche et la ménorah, qui y trônaient depuis une quinzaine d’années.
«Nous nous sommes demandé si nous voulions faire l’étalement des cinq grandes religions. Va-t-on mettre cinq symboles? Ce n’est pas le rôle de la Ville, qui est un pouvoir public laïc», explique le maire de Mont-Royal, Philippe Roy.
Les élus, de confessions différentes, ont adopté la proposition à l’unanimité. La crèche était érigée devant l’Hôtel de Ville à Noël depuis plus de 15 ans et la ménorah (chandelier juif à sept branches) a été instaurée quelques années plus tard par un maire juif.
Une synagogue et une église ont accepté de placer les symboles sur leur terrain après discussion avec les élus, qui seront présents lors des différentes festivités religieuses.
Une décision qui choque
«Pourquoi enlever une vieille tradition acceptée? demande Carla Mariano. Le conseil a-t-il le droit de l’enlever unilatéralement? Ça ne devrait pas plutôt aller dans les mains des citoyens?»
La résidante de Mont-Royal croit qu’on devrait plutôt protéger l’héritage judéo-chrétien du Canada, d’où il tire ses droits et libertés, selon elle.
Pour le maire, il s’agit de représentativité. «Il y a beaucoup de communautés à Mont-Royal. Si on veut représenter la population, la question se pose. Pourquoi ne met-on pas les autres symboles religieux?», demande-t-il.
L’argument démographique ne tient pas, selon Mme Mariano. En effet, 52% des citoyens sont catholiques, 12% juifs, 7% grecs orthodoxes, 7% n’ont pas de religion et 6% musulmans. «C’est près de 80 % qui sont chrétiens, juifs ou que les symboles religieux ne dérangent pas», croit la protestante évangélique.
Un sapin de consolation
Le sapin devant l’Hôtel de Ville, lui, demeurera décoré. «Nous faisons une distinction entre les symboles religieux et les décorations de Noël, mentionne Philippe Roy. Noël est religieux pour certains, mais pour d’autres, c’est culturel. Il y a des non-chrétiens qui ont un arbre de Noël.»
Quand il s’agit de problèmes impliquant des immigrants, les Québécois ont tendance à s’identifier à l’éléphant dans une ménagerie de verre. Ils ont peur de briser les lieux où ils sont tout de même aussi chez eux. Ils craignent de s’affirmer et de paraître de ce fait comme des dominateurs dont l’intolérance la disputerait à la xénophobie. Lire.
Aussi diffusé sur les ondes d’Arte ce soir à 20h40 … ‘Immersion profonde dans l’Amérique chrétienne évangélique et notamment dans les processus de propagande “à coups de marteau” infligés aux jeunes enfants dans un camp de vacances d’intégristes chrétiens.’
Jesus Camp
Heidi Ewing & Rachel Grady, USA, 2006, 85 min
‘Jesus Camp is about the “Kids On Fire School of Ministry,” a charismatic Christian summer camp located just outside Devils Lake, North Dakota and run by Becky Fischer and her ministry, Kids in Ministry International. The film focuses on three children who attended the camp in the summer of 2005—Levi, Rachael, and Tory (Victoria). The film cuts between footage of the camp and a children’s prayer conference held just prior to the camp at Christ Triumphant Church, a large church in Lee’s Summit, Missouri, a suburb of Kansas City.’ – WIKI
L’initiative vient de l’archêveché de Madrid. En échange du pardon, les femmes devront faire pénitence.
L’initiative, rappelle le quotidien espagnol El mundo, vient de l’archêveché de Madrid qui, dans un communiqué publié sur son site, explique que «cette (concession) a pour but de faciliter l’obtention de la grâce divine pour les fidèles qui participent aux Journées mondiales de la Jeunesse».
Cette décision va à l’encontre de la tradition catholique, où il existait des péchés qu’un prêtre ne pouvait pas pardonner, et qui aboutissaient automatiquement à l’excommunication: l’adultère, l’apostasie, l’hérésie et l’assassinat, rappelleEl País.«La décision de Rouco (archevêque de Madrid) est d’autant plus frappante que la hiérarchie du Vatican considère l’avortement comme un meurtre, bien qu’il soit autorisé par la loi dans de nombreux pays», estime le journal.
«Normalement, seulement certains prêtres ont le pouvoir de lever ce genre d’excommunication, mais le diocèse local a décidé d’attribuer ce pouvoir à tous les prêtres qui donnent la confessions lors de cette célébration» explique le porte-parole du Pape, Federico Lombardi, cité par le Guardian.
Extraordinairement, entre le 15 et le 21 août à Madrid, les prêtres du monde entier pourront donc lever l’excommunication des femmes qui confessent avoir pratiqué un avortement et qui se sont repenties, expliqueEl País. Près de 2 000 prêtres donneront le sacrement de la réconciliation dans près de 200 confessionnaux installés dans le parc du Retiro pour un «Festival du pardon», et Benoît XVI lui-même confessera un groupe de jeunes samedi 20 août rappelleLa Croix.
Avec le pardon, les femmes se verront imposer une «pénitence convenable». Et comme il n’y a pas de mode d’emploi, chaque prêtre imposera la pénitence qu’il estime adéquate. «Un catalogue qui va de réciter son chapelet, à faire une donation, partir en pélerinage dans un sanctuaire marial, ou avoir des enfants», raconte le quotidien espagnol qui a interrogé quelques prêtres. Père Roberto par exemple explique qu’il préfère «voir en fonction de la personne» la pénitence à imposer. Miguel García, de Pampelune, privilégie les peines comme «aller voir le saint père, assister à une messe, ou réciter le chapelet». «Ce n’est pas comme au Moyen Age», répond-il à ceux qui s’attendent à des punitions extrêmes.
«Morale à la carte»
Le Vatican s’aventure sur un terrain particulièrement sensible, rappelle le journal britannique. «L’avortement est une question délicate en Espagne, mais avec 112 000 avortements légaux en effectués en 2009, c’est un choix que beaucoup d’Espagnoles sont prêtes à assumer».
L’initiative prête à débat: des voix s’élèvent pour dénoncer le relativisme de cette «morale à la carte», pour reprendre les termes de Juan José Tamayo, de l’Association de théologiens Juan XXIII, cité par El País: «C’est le meilleur exemple d’absolutisme papal, qui n’est même pas capable de se tenir à ses propres principes moraux, qu’il transgresse quand ça l’arrange, comme les pharaonségyptiens, les seigneurs du Moyen Age, et les dictateurs qui imposent leur propre morale».
‘It is easy to find examples of how religious thinking among lay or fundamentalist Christians can result in profoundly irrational ideas. But the evidence that reason is abandoned in Christianity equally comes from the mouths of “sophisticated” theologians, leaders, scholars and spokespersons practising it.’
Speakers in order of appearance:
1. Professor George Coyne, Astronomer, Vatican Observatory
2. Robin Collins, Professor of Philosophy
3. Dr Benjamin Carson, Paediatric Neurosurgeon
4. John Lennox, Oxford Professor of Mathematics
5. Francis Collins, National Human Genome Research Institute Director
6. John Polkinghorne, Cambridge Professor of Mathematical Physics
7. JP Moreland, Professor of Philosophy, Biola University
8. William Dembski, Research Professor of Philosophy
9. Dr Rowan Williams, Archbishop of Canterbury
10. Dinesh D’Souza, Hoover Research Fellow, Stanford
11. Dr Ravi Zacharias, Renowned Christian Apologist
12. Brian Leftow, Oxford Professor of the Philosophy of the Christian Religion
13. Dr William Lane Craig, Renowned Apologist and Philosopher
14. Nicholas Saunders, Science and Religion Scholar, Cambridge
15. NT Wright, Leading New Testament Scholar
16. Alvin Plantinga, Notre Dame Professor of Philosophy
17. Alistair McGrath, Oxford Professor of Historical Theology
18. Freeman Dyson, Physicist, Institute for Advanced Study, Princeton
19. RJ Berry, Professor of Genetics, UCL
20. Denys Turner, Yale Professor of Historical Theology
‘Depuis longtemps, les églises du Québec se vident. Depuis peu, nos temples ferment, sont démolis ou sont vendus au plus offrant. Mais aujourd’hui, de simples citoyens s’unissent pour tenter de sauver leur église. Même si la plupart d’entre eux ont déserté la messe, tourné le dos au dieu catholique, ils ont compris l’importance d’assurer la pérennité de ce qui représente encore un repère historique, culturel et surtout identitaire …
C’est ce qu’ont fait les habitants de St-Camille, un petit village des Cantons-de-l’Est. Avant de voir leur église fermée par leur diocèse, ils ont entrepris de la transformer en espace communautaire, ouvert à toutes les générations. En partant avec Delphis et Monique Duhamel, qui photographient les églises du Québec, suivez les péripéties des citoyens de St-Camille dans leur projet de transformation. Alors que quelques irréductibles résistent pour conserver leur temple tel quel, de nouveaux arrivants et quelques natifs du village, athées ou croyants, jeunes ou vieux, progressent pour arriver au bout de leur peine : redonner vie à leur église.’
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Dieu et nous, un passé catholique
Luc Cyr et Carl Leblanc, Ad Hoc films, Québec, 2008, présenté en 4 épisodes de 52 min sur les ondes de Télé-Québec
Avec ses jurons, ses paroisses, ses presbytères, ses grenouilles de bénitiers et ses enfances à l’eau bénite, le Québec ne peut renier le rapport étroit entre son identité, son histoire et celles de l’Église catholique. Sans le dieu catholique, qui serions-nous? En posant un regard laïc sur cette question, on comprend mieux l’importance de la religion dans la définition changeante de ce que nous sommes.
Long métrage documentaire en deux parties sur l’évolution de la religion au début des années 1970, Tranquillement, pas vite (1re partie) – Que s’est-il donc passé? retrace la désagrégation et la mutation rapides de la religion catholique au Québec. Des paroissiens se réunissent et discutent de l’avenir de leur église, de sa chapelle et de ses services. Le manque de financement est au centre de la discussion, de même que la place accordée aux rassemblements communautaires payants, telles les parties de bingo, et le nombre croissant de prêtres se retrouvant sans emploi.
Tranquillement, pas vite (2e partie) - Communauté de base présente huit mois d’une expérience originale de reconstruction religieuse : celle de la communauté chrétienne de base, sise à Montréal.
Devant la chute spectaculaire du nombre des fidèles et des nouvelles vocations partout en Occident, la religion catholique fait aujourd’hui face à une crise sans précédent. Fasciné par ce phénomène de société, le réalisateur italo-québécois Nicola Zavaglia a pénétré au coeur même de la réalité quotidienne de l’Église pour recueillir les témoignages évocateurs des “appelés” qui s’interrogent sur l’avenir de leurs institutions. S’appuyant sur des images d’une beauté saisissante tournées à Rome, en Calabre et au Québec, L’Éclipse du sacré dresse le portrait objectif d’une religion en questionnement. Deux mille ans après Jésus-Christ, le culte catholique peut-il espérer redevenir florissant?
À l’automne 1975, Second regard entrait en ondes pour la première fois. 35 ans plus tard ou 1818 émissions plus loin, ça saute aux yeux : nous avons beaucoup changé. Religion (et notre rapport au religieux), langue, identité, mondialisation, laïcité, immigration. Cette semaine, Alain Crevier rencontre Gérard Bouchard.
… ‘Nous entrons dans une aire extrêmement difficile; Je sais pas si tout le monde en est conscient, probablement, mais l’avenir du français au Québec dans les cinquante prochaines années là, ça va être quelque chose d’assez étonnant. On pourra pas programmer notre survie linguistique comme on l’a fait dans le passé’ …
Au cours des années 1960, le Québec serait « sorti de la religion » pour entrer dans un processus de modernisation avancée. Du moins est-ce ainsi que cette période charnière de notre histoire a longtemps été racontée et célébrée. Mais, en opposant aussi nettement religion et modernité, ce récit canonique n’a-t-il pas eu tendance à simplifier l’histoire et à négliger l’évolution religieuse du Québec moderne ? Ce volume pose un autre regard sur ces développements. Des intellectuels de plusieurs horizons (philosophie, sociologie, théologie, histoire, droit et littérature) réexaminent d’abord le parcours des dernières décennies, notamment la Révolution tranquille et les relations complexes qu’elle a entretenues avec le catholicisme. Ils abordent ensuite plusieurs questions actuelles : le pluralisme religieux, les manifestations religieuses dans la culture, la référence à la laïcité, l’enseignement de la religion. Ils proposent enfin une réflexion fondamentale sur les rapports entre la modernité et la religion dans un Québec qui représente une vitrine exceptionnelle pour observer les transformations que subissent un grand nombre de sociétés à l’heure de la mondialisation.
La société québécoise a beau se laïciser, son fond religieux n’est jamais très loin quand il est question d’accommodements raisonnables ou de la présence d’autres religions dans l’espace public. Sommes-nous catholiques malgré nous ? Avec le journaliste Alain Crevier, animateur de Second regard, Bernard Émond et Jean-Philippe Perreault, doctorant et chargé de cours en science des religions.
Bernard Émond livre ici une stimulante réflexion sur l’importance pour le Québec de renouer avec son patrimoine culturel et spirituel. Série de trois entretiens avec Simon Galiero publiée à l’occasion de la sortie du film La donation, La perte et le lien raconte la création de la trilogie commencée avec La neuvaine et Contre toute espérance. Bernard Émond y approfondit le sens de chacun de ces films, expliquant à la fois son respect pour l’héritage chrétien et les raisons de sa non-croyance. Mais le livre va au-delà de la trilogie : il dévoile le parcours tout en contrastes dont émane l’ensemble de l’œuvre de Bernard Émond. Il traite de sa conception du film comme une fable, de son esthétique dépouillée inspirée de Bergman, de l’importance accordée dans son œuvre à des lieux emblématiques de l’histoire du Québec, et de son travail avec des comédiens comme Élise Guilbault, Guylaine Tremblay et Luc Picard. Enfin, Bernard Émond et Simon Galiero partagent leur point de vue sur la réalité de la société québécoise contemporaine et dénoncent la rupture de celle-ci avec son histoire, un déracinement qui la laisse à la merci du néolibéralisme et d’une culture du divertissement souvent abrutissante.
‘Les croix de chemin sont au paysage culutrel du Québec ce que sont les érables à sucre à son paysage naturel. Les unes et les autres n’existent pas beacoup ailleurs en Amérique du Nord et ils se retrouvent massivement ensemble dans le sud du Québec, comme si les croix et les érables étaient faits de la même substance, pour tout dire du même bois. Plus encore, ils se présentent au regard des gens d’ici comme autant de soldats au garde-à-vous prêts à défendre l’identité nationale’ …
Il y a plus de 3000 croix de chemin le long des routes du Québec. Des croix balisaient jadis les travaux et les jours; des croix que ne voit plus aujourd’hui. Part importante de notre patrimoine, elles sont la manifestation de la foi, de l’espérance, de la créativité de nos ancêtres.
… Au Québec, les croix de chemin se divisent en trois types: la croix simple, sans ornement, la croix aux instruments de la passion, dont le marteau, les clous, la couronne, l’éponge ou encore le coq du reniement évoquent la crucifixion du Christ, et le calvaire.
Plus que de simples symboles religieux, les croix ont une fonction sociale. «Tant qu’il y aura une croix en vue, nous sommes au pays des humains», écrit joliment Serge Bouchard à ce sujet. C’est le «titre foncier du paradis sur terre», dit-il encore …
The Last Sacrifice of Rite is a study of what used to be a way of life, now transformed and how old values are trying to survive. It’s looking at people that are holding on to a deeply rooted tradition and priests that are determined to try and keep that ritual alive.
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Enfin, trois articles de Stéphane Baillargeon parus à la veille de la St-Jean en 2010 :
En 1774, dans l’espoir d’apaiser ses colonies mouvementées, l’Empire britannique signe l’Acte de Québec. Il concède aux Canadiens français le droit de pratiquer la religion catholique, d’appliquer le droit civil français et celui de faire le tout en français. À l’occasion de la Fête nationale, Le Devoir jette un regard en bleu, blanc et rouge sur chacun de ces trois éléments pour voir en quoi cet héritage français a modelé l’esprit québécois. Aujourd’hui, rouge pour religion.
Professeur de la faculté de théologie et de sciences religieuse de l’université Laval, Robert Mager a publié en février (avec Serge Cantin) Modernité et religion au Québec. Où en sommes-nous? (PUL).
CITÉ DU VATICAN — L’Église catholique a commencé la préparation d’un centre d’e-learning pour diffuser les meilleurs moyens de lutter contre la pédophilie auprès de tous les évêques et responsables religieux des 2700 diocèses de la planète.
«Nous voulons montrer les méthodes expérimentées dans certaines parties du monde, ce qu’on appelle en anglais les “best practices”», a expliqué à l’AFP le père jésuite Hans Zollner, directeur à Rome de l’Institut de psychologie de la prestigieuse université grégorienne, un des maîtres d’oeuvre du projet.
Le centre pastoral d’e-learning sera ouvert sur Internet à l’issue d’une conférence, qui rassemblera en février 2012 quelque 200 experts, responsables de conférences épiscopales et de congrégations.
Le but est de responsabiliser les clercs, selon les consignes de Benoît XVI, afin que les victimes soient écoutées et assistées, et les coupables poursuivis.
La conférence sera «un pas, ni le premier ni le dernier, sur un chemin douloureux et long» pour l’Église catholique, et le centre d’e-learning en sera le prolongement, explique le Vatican. En cinq langues (anglais, français, allemand, italien, espagnol), il est prévu pour trois ans, plus si des financements sont trouvés.
OTTAWA — Former Catholic bishop Raymond Lahey has pleaded guilty in an Ottawa courtroom to importing child pornography.
Raymond Lahey, 70, was picked up at the Ottawa airport on Sept. 15, 2009 when border security agents said they found three images on his laptop computer of boys engaged in various sexual acts.
Documents supporting a search warrant indicated Lahey was referred for a secondary inspection because he had visited Indonesia, Malaysia, Thailand, Spain and Germany since 2005. Those countries are notorious sources of the illicit material.
The officer also noticed that Lahey was evasive with his answers, avoided eye contact and changed his tone of voice during specific questions, according to the document.
Lahey told the officers the laptop belonged to him and that “he was attracted to males aged 20 to 21,” the document alleged.
A forensic examination of Lahey’s hard drive revealed at least five photos depicting mostly-nude boys between the ages of eight and 12 in various poses and engaged in sexual acts. One of the boys had a dark complexion, the other was blond.
Three months before he was charged, Lahey oversaw a historic apology and $15-million financial settlement for victims of sexual abuse committed by a priest in his diocese in Antigonish, N.S. Lahey is scheduled for a three-day trial.
Earlier court time set aside by Lahey’s lawyer Michael Edelson to argue that Lahey’s Charter rights had been violated was cancelled.
Edelson indicated at the time that if he had any charter arguments, they would be made during the trial.
In addition to the criminal charges, Lahey is also accused in a civil lawsuit of sexual abuse.
In a statement of claim filed in the Supreme Court of Newfoundland and Labrador, Todd Boland alleged former Bishop Raymond Lahey fondled him over his clothes, and that the abuse happened on numerous occasions over several years.
The abuse is alleged to have happened in the mid-1980s when Boland was a resident at the infamous Mount Cashel orphanage.
"The production of nervous force is directly connected with the diet of an individual, and its refining depends
on the very purity of this diet, allied to appropriate breathing exercises.
The diet most calculated to act effectively on the nervous force is that which contains the least quantity of
animal matter; therefore the Pythagorean diet, in this connection, is the most suitable.
...
The main object was to avoid introducing into the organism what Descartes called 'animal spirits'. Thus, all
animals that had to serve for the nourishment of the priests were slaughtered according to special rites, they
were not murdered, as is the case nowadays".